Les troubles connexes

Toc du couple et comorbidités

Lors du diagnostic de toc, il est fréquent de noter la présence d’au moins un autre trouble psychiatrique (plusieurs études rapportent 50 à 60 % de prévalence "vie entière" (à un moment ou un autre de la vie) pour les pathologies mentales autres que les troubles de personnalité)
En voici quelques exemples (non exhaustif) :

Tag

Le Trouble anxieux généralisé (TAG) est un état d’anxiété permanente/de soucis excessifs, durant au moins 6 mois.
Cette anxiété n’est pas liée à un objet ou à une situation précise ; c’est une inquiétude excessive de tous les moments de la vie quotidienne (vie professionnelle, familiale, affective, sociale).

Selon le DSM-V, le TAG est un état d’anxiété permanente/de soucis excessifs, durant au moins 6 mois. Cette anxiété n’est pas liée à un objet ou à une situation précise ; c’est une inquiétude excessive de tous les moments de la vie quotidienne (vie professionnelle, familiale, affective, sociale). La personne éprouve des difficultés à contrôler cette inquiétude et une détresse importante.

Symptômes

L’anxiété et les soucis peuvent être associés à plusieurs des symptômes physiques suivants :

  • Tension motrice : fatigue, tension musculaire, agitation ou surexcitation ;
  • Hypervigilance : difficultés de concentration, troubles du sommeil, irritabilité ;
  • Troubles associés : mains froides et humides, bouche sèche, sueurs, nausées ou diarrhée, besoin d’uriner fréquent, difficultés à avaler ou sensation de boule dans la gorge, tremblements, contractions, douleurs, endolorissement musculaire, syndrome du côlon irritable, céphalées
  • Cette anxiété généralisée a un fort retentissement sur la vie de la personne. Elle s’accompagne souvent d’un état dépressif..
Tocs

Le TOC est un trouble anxieux. Il se manifeste par des peurs particulières qui envahissent la pensée en permanence et deviennent des craintes obsédantes. Ces craintes ont souvent un contenu agressif, pour soi ou pour autrui. La personne lutte anxieusement pour les neutraliser.

  • Obsessions idéatives
    La conscience de la personne est envahie par une idée ou une pensée de façon permanente, incontrôlable, qui l’assiège et l’épuise dans une lutte anxieuse pour la neutraliser. Ce sont des idées concrètes (mots, chiffres, objets, personnes), ou des idées plus abstraites (référence à la morale, la métaphysique, la vie, la mort, la religion, l’ordre, la sexualité), ou encore des idées se rapportant aux comportements. La personne est en proie aux doutes, ruminations, scrupules. Ces idées s’accompagnent de compulsions ou de rituels.

  • Obsessions phobiques
    Ces obsessions se rapprochent des phobies, mais elles sont différentes car elles apparaissent en dehors d’une situation phobogène. Ce n’est pas la situation qui provoque l’anxiété mais la pensée de celle-ci. Ce sont en particulier :

    • les phobies des maladies, du cancer

    • les phobies des microbes et de la saleté

    • les phobies d’impulsion (crainte de commettre un acte absurde, immoral, d’agresser quelqu’un ou soi-même)

  • Compulsions
    Ce sont des actes qui s’imposent à la personne de façon permanente, incontrôlable, obligatoire et répétitive. Ils ont un caractère « magique » et conjuratoire, irrationnel. Ils accompagnent souvent les obsessions et les compliquent : compulsion à compter, suites de mots, rituels de vérification, de lavage, de la toilette, de l’habillage et du déshabillage, du coucher etc. Souvent l’entourage doit y participer pour garantir leur exécution et leur efficacité.

Pour en savoir plus voir la Brochure Psycom : Troubles anxieux et phobiques (pdf - 1,48 Mo)

Phobie

La phobie est une peur irrationnelle spécifique, déclenchée par un objet ou une situation n’ayant pas en eux-mêmes de caractère dangereux. Les phobies sont très fréquentes dans la vie psychique normale. Elles deviennent pathologiques par leur intensité et leur retentissement sur la vie de la personne. Les phobies s’accompagnent soit de conduites d’évitement de l’objet ou de la situation, soit de conduites qui rassurent (conduites « contraphobiques »). Il existe plusieurs types de troubles phobiques :

  • Les phobies spécifiques sont très variées. Elles se définissent par la peur irraisonnée et intense d’animaux (souris, araignée), d’objets (couteaux, ciseaux, plumes, sang), des hauteurs (vide), des transports (avion, train, voiture), des lieux clos (claustrophobie), de l’eau, du noir, etc ;
  • L’agoraphobie est une peur irraisonnée et intense des espaces découverts et de la foule, ou de toute situation dont on ne peut s’échapper facilement ;
  • Les phobies sociales sont des peurs irraisonnées et intenses des situations où l’on est exposé au regard d’autrui, par exemple : peur de rougir, peur de trembler, de parler, de paraître, de manger ou de vomir en public, peur des examens, etc ;
  • La dysmorphophobie est une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l’apparence physique. Même si un défaut physique est visible, la préoccupation est manifestement démesurée.

Les principaux symptômes des troubles phobiques sont : peur persistante et intense de caractère irraisonné ou excessif, sentiment de honte, repli sur soi, auto-dévalorisation, peur d’être jugé, évitement, obsessions, compulsions.

Depression

La dépression est une maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir (humeur dépressive), une perte de motivation et de facultés de décision, une diminution du sentiment de plaisir, des troubles alimentaires et du sommeil, des pensées morbides et l’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’individu.

Selon la définition du DSM4-R, la caractéristique principale d’une dépression est

Une humeur dépressive avec une perte d'intérêt ou de plaisir pour quasiment toutes les activités;

  • d’une durée d’au moins deux semaines;

  • Un changement de l'appétit ou du poids, du sommeil et de l'activité psychomotrice ;

  • Une réduction de l'énergie ;

  • Des idées de dévalorisation ou de culpabilité ;

  • Des difficultés à penser, à se concentrer ou à prendre des décisions;

  • Une attitude agressive inhabituelle ou une grande irritabilité;

  • Une sensibilité émotionnelle excessive (un rien provoque des larmes).

  • Une agitation, avec impossibilité de rester assis, déambulation, tortillement des mains, manipulation et friction de la peau, des vêtements ou d'autres objets) ou au contraire l’impression de penser et d’agir « au ralenti »;

  • Une baisse de la libido;

  • Des maux de tête, des douleurs au ventre ou au dos;

  • Un sentiment de vide;

  • Une impression de ne plus rien ressentir.